LA PROTHESE de GENOU : PTG et PUC

1.LA GONARTHROSE

La gonarthrose est l'arthrose du genou. Elle correspond à une usure des surfaces articulaires fémoro-tibiales (interne et/ou externe et/ou fémoro-patellaire) avec au maximum disparition du cartilage.

L'ETIOLOGIE.

- La surcharge pondérale.

- Une rupture ancienne du ligament croisé antérieur.

- Une ménisectomie ancienne

- un défaut d'axe du membre inférieur type génu-varum (responsable d'une artrose fémoro-tibiale interne) ou génu-valgum (responsable d'une arthrose fémoro-tibial externe)

- une fracture articulaire ancienne (fracture des plateaux tibiaux ...)

- Et parfois aucune cause évidente n'est retrouvée et l'on parle de gonarthrose essentielle ou primaire.

LES SIGNES CLINIQUES.

Ce sont des gonalgies évoluant depuis de nombreuses années, s'aggravant progressivement, avec raideur, boiterie, baisse progressive du périmetre de marche et parfois épisodes d'hydarthroses.

LE BILAN COMPLEMENTAIRE.

Il repose essentiellement sur la radiologie ( face, profil, défilé, shuss et gonométrie -radio de toute la jambe).

On peut parfois s'aider d'une IRM ou d'un arthro-scanner.

LE TRAITEMENT.

Il dépend du stade évolutif, de l'âge du patient et de la cause de l'arthrose.

Il est toujours dans un 1° temps médical avec antalgique, anti-inflammatoire, rééducation, cure thermale, semelles, infiltrations de corticoïde ou d'acide hyaluronique (visco-supplémentation).

En cas d'échec, on peut proposer un traitement chirurgical:

- Ostéotomie pour réaxer la jambe et baisser les contraintes cartilagineuses

- ou Prothèse de genou qui peut être totale (PTG) ou unicompartimentale (PUC) interne ou externe.

2.LES PROTHESES DE GENOU

La prothèse de genou (PTG) est plus récente par rapport à la prothèse de hanche (PTH). Mais elle fait actuellement d'énormes progrès pour devenir une intervention fiable avec un succès quasi équivalent à celui de la PTH.

Il s'agit d'une intervention chirurgicale ou les surfaces articulaires usées du fémur et du tibia sont remplacées par des implants métalliques, avec un plastique (Poly-éthylène - PE) entre les 2. La rotule est en général remplacée elle-aussi par un implant en PE.

Les prothèses donnent en général des genoux indolores avec une mobilité de 110° à 120°, permettant une activité quotidienne normale.

Il existe des nombreux types d'implants: prothèses totales ( semi contraintes ou à charnières) ou prothèses uni-compartimentales internes ou externes, et l'on adapte le type de prothèse au patient.

Les implants peuvent être cimentés ou non, à plateaux mobiles ou non, avec ou non un implant rotulien ...

LA PROTHESE TOTALE de GENOU: PTG

La PTG remplace les 3 surfaces articulaires fémoro-tibiales interne et externe, et fémoro-patellaire (la rotule).

Elle est indiquée chez le patient de + 60 / 65 ans, en cas d'atteinte bi ou tri-compartimentale, en cas d'atteinte uni-compartimentale, mais avec des contre-indications à la prothèse uni-compartimentale (PUC), en cas de rhumatisme inflamatoire (polyarthrite rhumatoïde ...), ou en cas d'échec d'une OTV ou de PUC.

LA PROTHESE UNI-COMPARTIMENTALE: PUC

Elle est destinée à remplacer un seul compartiment usé (interne le + souvent, ou externe)

Elle est indiquée chez un patient de + de 60 / 65 ans, plutôt sédentaire, sans surcharge pondérale, avec un ligament croisé antérieur intact et une déviation angulaire frontale (gonométrie) inférieure à 15°.

QUAND OPERER?

Quand le patient souffre, avec difficultés à la marche et à la montée ou descente des escaliers,

et APRES échec d'un traiment médical bien conduit.

L'ANESTHESIE

Elle peut être générale, ou alors loco-régionale type rachianesthésie (anesthésie des membres inférieurs seulement)

NEWS: Nous utilisons depuis peu une nouvelle technique pour diminuer les douleurs post-opératoires: l'Infiltration Péri-Articulaire (IPA): Le chirurgien injecte en fin d'intervention des produits antalgiques tout autour de la prothèse. Le but est de diminuer les douleurs chirurgicales afin faciliter la reprise de l'autonomie des patients: avec ce protocole, le patient est levé le jour même et les premiers pas sont possibles. Ce procédé permet par ailleurs de diminuer les doses d'antalgiques (per-os ou IV) avec donc moins d'effets secondaires.

LE POST-OPERATOIRE

Les drains sont retirés à 48 h en général, les agrafes à J+15.

Le kinésithérateupe vous lève en appui complet le lendemain (ou le jour même si protocole IPA) et entretien la mobilité de votre genou manuellement et à l'aide d'une machine (le Kinétec)

Les suites d'une PUC sont + rapides que pour une PTG.

Vous êtes hospitalisé environ une semaine. Pour une prothèse du genou, un centre de rééducation est préférable.

Vous gardez les cannes un mois, la conduite automobile est alors possible.

LE LONG TERME

La durée de vie de la prothèse est de 10-20 ans. La survie à 10 ans est de + de 90% pour une PTG, un peu moins pour une PUC.

En cas de problème mécanique (usure, descellement, douleur ...), un changement de prothèse est possible.

Une activité physique modérée est souhaitable ( marche, vélo, natation, golf ...). Les sports violents sont interdits (tennis ...). Le ski "tranquille" est possible en cas de bon niveau antérieur.

Un suivi clinique et radiologique régulier est nécessaire tous les 2 ans environ.

Signaler à votre médecin tout syndrome infectieux (dentaire, ORL, cutané, urinaire ...), afin d'éviter une infection de votre prothèse.

Pour en savoir encore plus sur la PTG, cliquez ici

ou sur la PUC, cliquez ici.